
La HAS veut mettre fin aux antibiotiques « au cas où » en odontologie
Le 14 septembre, la Haute Autorité de santé a publié de nouvelles recommandations visant à réduire les prescriptions d'antibiotiques jugées inutiles ou préventives en odontologie. Le constat est sévère : face à la progression inexorable de l'antibiorésistance — désormais classée menace mondiale de santé publique — le secteur dentaire reste un prescripteur non négligeable d'amoxicilline en dehors des indications validées. La HAS détaille les situations cliniques où l'antibiothérapie est réellement justifiée (infections sévères, patients immunodéprimés) et celles où elle ne l'est pas (pulpites, extractions simples chez le patient sain). Concrètement, chaque praticien est invité à revoir ses réflexes d'ordonnance : un antibiotique de moins prescrit aujourd'hui, c'est une résistance bactérienne évitée demain — et une responsabilité médico-légale mieux couverte.



